Les multiples visages de Max Usata

8 Décembre 2017
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On avait déjà raccroché; rangé les crampons, les lattes, fait tous les tops ten et shitlists imaginables, pleurés les pertes que Voir la suite

On avait déjà raccroché; rangé les crampons, les lattes, fait tous les tops ten et shitlists imaginables, pleurés les pertes que ce bon vieux Rock’n Roll avait eu à encaisser cette année (ciao Lil Peep), dressé les bilans… Bref: on était bons…
… jusqu’à ce que les petits rigolos de Puts Marie décident d’annoncer brusquement leur grand retour et deux dates suisses, dont une à Lausanne, en cette fin d’année.

Soit. Il nous fallait donc replonger dans l’excellent Masoch I-II paru en 2015 et les souvenirs poignants de quelques concerts fiévreux pour se préparer au réveil de la chimère soul/rock biennoise, silencieuse depuis une année. Pis, on se décidait enfin à percer ce que Max Usata – leader charismatique s’il en est – cachait derrière ses performances borderlines fascinantes et son goût pour le théâtral. Question, donc: quel(le)s artistes du même acabit ont bien pu t’influencer, Max? Réponse comme on les aiment: en chanson.

Jeudi 21 décembre – Le Romandie, Lausanne
Puts Marie (ch) + Melissa Kassab (ch)
17.-
Web

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Et toi, tu mets quoi dans ton bircher?

16 Décembre 2017
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Amateurs d’humour à croix-blanche et fins gourmets devant l’Eternel, l’équipe de L’Amalgame ouvre depuis quelques années son club à Voir la suite

Amateurs d’humour à croix-blanche et fins gourmets devant l’Eternel, l’équipe de L’Amalgame ouvre depuis quelques années son club à des plateaux 100% suisses. Labellisées Birchemüseli, dédiées aux « fans du Sinalco et du Cervin », ces soirées voient défiler ce que Mère Patrie a de plus tendance à offrir en matière de musique actuelle.

Nouvelle édition en approche où le kraut-rock cinématographique d’Hyperculte répondra aux mignardises électroniques de Verveine et Pyrit, tous trois auteurs de premiers albums vainqueurs des frontières et, bien que datés de quelques années déjà pour la plupart, à classer parmi les représentants essentiels de la scène helvétique actuelle.

Le club Yverdonnois nous rendant à nos instincts d’heureux gastronomes, on est allé demander aux principaux intéressés la composition idéale de leur bircher. Histoire de saliver.

Joëlle (Verveine)
Sombre Sabre (+)
Zahnfleisch (+)
Tresque (+)

Thomas (Pyrit)
One Sentence. Supervisor (+)
Lord Kesseli & the Drums (+)
Bit Tuner (+)

Vincent (Hyperculte)
Maraudeur (+)
Gros Oiseau (+)
Zahnfleish (+)

 

Samedi 16 décembre – L’Amalgame, Yverdon-les-Bains
Pyrit (ch) + Verveine (ch) + Hyperculte (ch)
17.-
Web

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On écoute la première pépite lunaire d’Organ Mug dans son intégralité

24 Novembre 2017
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Il y a peu, on trempait pour la première fois un bout d’orteil dans les Voir la suite

Il y a peu, on trempait pour la première fois un bout d’orteil dans les textures sophistiquées d’Organ Mug et on s’empressait de placer tous nos espoirs en ce nouveau petit génie de l’electronica sous sélénite.

Chose promise, chose due, on se plonge plus loin dans les strates fabuleuses du Lausannois et on s’offre un premier album; Spinneret: réussite incontestable.

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Coup de coeur arythmique pour Totorro

30 Novembre 2017
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Aveuglés par nos a priori sur le post et/ou math rock et passablement submergés par la vague de (très bons, il est vrai) groupes indie de l’hexagone, Voir la suite

Aveuglés par nos a priori sur le post et/ou math rock et passablement submergés par la vague de (très bons, il est vrai) groupes indie de l’hexagone, on était lamentablement passés à côté des deux premiers albums de Totorro. Il fallait le courage et l’abnégation de certains pour nous forcer à faire une des grandes découvertes de l’année. Don’t judge a book by its cover. A priori, cette fois, on a pigé.

Il faut dire qu’avec des visuels naïfs, des titres de morceaux sentant les mnémotechniques de setlist et ce qu’on pourrait qualifier de match-rock-pour-Club Med, les voyants étaient loin d’être au vert. Mais…

Avec Home Alone et Come to Mexico, Les Rennais déballent deux des albums les plus rafraîchissants, ingénieux et borderlines qu’il nous ait été donné d’entendre ces dernières années. Toboggans flirtant avec la sortie de piste à chaque virage, vitesse de croisière détraquée, génie foutraque, cabinet de curiosité sonore: tes fréquentes sorties sous acide à la piscine municipale viennent de trouver leur bande-son idéale.

Et puis trois dates romandes annoncées en compagnie de Gablé? Il n’en fallait pas beaucoup plus pour qu’on saute au cou de nos nouveaux cascadeurs favoris pour leur demander le secret derrière un assemblage si digeste. Réponse en chanson, donc, avec une playlist délectable passant par Jon Hopkins, Nostromo et Stephan Eicher. Ben oui…

Jehann – Elton John
Densha Crisis – Noir Core
Zanthrax – Spawning Process
Gride – Tanec Blaznu
Martyrdöd – Sekt
Girl Band – Paul
TRAAMS – Silver Lining
Options – Comfort Blanket
Fatima Yamaha – What’s a girl to do
Stephan Eicher – Miniminiminijupe
Mind Over Mirrors – Breaking a Jam
Corridor – L’histoire populaire de Jonathan Cadeau
The High Hats – Heartbeaten By The Police
Deftones – Be Quiet And Drive
Nostromo – Selfish Blues
Grown Ups – Weed Science
John Hopkins – Open Eye Signal
Mogwai – Travel Is Dangerous
Randomer – Bring
Neu – Für Immer

Jeudi 30 novembre – Festival Face Z, Genève 
Totorro (fr) + Gablé (fr)
Web

Vendredi 31 novembre – Bikini Test, La Chaux-de-Fonds 
Totorro (fr) + Gablé (fr)
15.-
Web

Samedi 01 décembre – Ebullition, Bulle 
Totorro (fr) + Gablé (fr)
10.-
Web

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Louis Jucker & Augustin Rebetez: Premier extrait de « The Grain Show »

22 Novembre 2017
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On y serait allé les yeux fermés. Soyons honnêtes; rares sont les fois où Louis Jucker et Augustin Rebetez nous ont Voir la suite

On y serait allé les yeux fermés. Soyons honnêtes; rares sont les fois où Louis Jucker et Augustin Rebetez nous ont laissés sur le carreau. Mais on pouvait difficilement refuser un petit avant goût de The Grain Show, nouvelle collaboration où Rebetez invite la folk lo-fi de Jucker à danser sur ses images. Cinquante minutes sur lesquelles s’étirent leurs poésies bessonnes; lentes, fragiles, fiévreuses.

Alors que le Bourg s’apprête à les accueillir, on s’offre ici un premier extrait en exclusivité accompagné de quelques mots qu’on est allé glaner auprès de Jucker.
Histoire de savoir pourquoi et comment.
Histoire de rien, peut-être.

« Ça fait 8 ou 9 ans qu’on collabore régulièrement avec Augustin. On a changé plein de fois de manière, intégré tout un tas de gens différents à nos projets, on a construit pas mal de choses ensemble, et pourtant ça n’a jamais pris une forme officielle de collectif ou de je ne sais quoi. Chacun fait ce qu’il veut.
Ces vidéos en noir et blanc, mêlées à des chansons douces ou râpeuses, c’est un dénominateur commun depuis le début. J’ai écrit de la musique pour ses images, il a tourné des clips pour mes chansons, en Inde, en Corée, au Canada, en Norvège… c’est quand même une longue histoire tout ça, ça me paraît familier et en même temps c’est un univers assez étrange, bien poussiéreux et embrumé.
Je sens souvent en jouant le Grain Show que les spectateurs décrochent un peu, sont plus exactement en face de moi, mais quelque part d’autre. « 

 

Vendredi 24 novembre – Le Bourg, Lausanne
The Grain Show
15.-
Web

Samedi 09 décembre – Ebullition, Bulle
The Grain Show
15.-
Web

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On regarde: Egopusher live aux Jeux du Castrum

20 Novembre 2017
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On a capté ‘Patrol’ d’Egopusher lors de leur passage aux Jeux du Castrum, festival yverdonnois fraîchement réanimé.

Le Voir la suite

On a capté ‘Patrol’ d’Egopusher lors de leur passage aux Jeux du Castrum, festival yverdonnois fraîchement réanimé.

Le duo lâchait son deuxième album, Blood Red, le mois passé et l’occasion de retrouver l’ovni chimérique electro/ambient/classique se représente déjà à Ebull ce vendredi en compagnie de Bing & Ruth.

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La trinité selon Shannon Wright

23 Novembre 2017
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On savait Shannon Wright faite de contrastes. Elle qui sait insuffler douceur et hargne d’un même cri, abolir la temporalité entre calme Voir la suite

On savait Shannon Wright faite de contrastes. Elle qui sait insuffler douceur et hargne d’un même cri, abolir la temporalité entre calme et tempête. Toute en réserve, l’Américaine s’est construite une solide réputation au fil d’une dizaine d’albums. Sans coup d’éclat, elle est allée poursuivre l’essentiel dans les recoins de sa musique, créant une zone à la fois intime et cathartique. Son dernier album, Division, en est une nouvelle illustration brillante, ses concerts, la preuve vivante.

Invitée dans le cadre du festival féministe Les Créatives, Shannon Wright a bien voulu – toute en retenue, cela va de soi – nous dévoiler les trois femmes qui l’ont aidé à façonner son art et soutenu dans sa créativité. Loin du name dropping pesant et des hommages pompeux, elle nous dévoile humblement les trois piliers responsables de sa réussite: sa grand-mère, « inspiration majeure et soutien indéfectible », sa meilleure amie pour ses encouragements et la force insufflée et puis, tout de même, Shannon Wright nous confie que c’est en voyant pour la première fois la chanteuse de Pylon – groupe de new wave actif sur la scène d’Athens, Géorgie, dans les année 80 – qu’elle s’est décidée à saisir une guitare.

Inaltérablement mystérieuse, il en faudra donc plus pour percer la source dont est issue la force tranquille de Shannon Wright, elle qui semble habitée de plus d’un monde. Ou la voir sourdre en live.
Deux occasions à venir:

Jeudi 23 novembre – La Gravière (Festival Les Créatives ), Genève
Shannon Wright (us) + Massicot (ch)
18.-/20.-
Web

Vendredi 24 novembre – Fri-Son, Fribourg
Shannon Wright (us) + Xiu Xiu (us)
27.-/29.-
Web

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Julie Byrne, l’ange discret des guides égarés

9 Novembre 2017
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On pourrait rattacher Julie Byrne à une pléiade d’artistes: Sharon Van Etten, Leonard Cohen, Cat Power, la peindre plus grande qu’elle Voir la suite

On pourrait rattacher Julie Byrne à une pléiade d’artistes: Sharon Van Etten, Leonard Cohen, Cat Power, la peindre plus grande qu’elle ne l’est réellement et manquer capturer l’essentiel.

Ce n’est pas lui faire du tort que de concéder à Byrne une vulnérabilité et une simplicité éclatantes; son ineffable légèreté est sa plus grande arme, c’est elle qui transforme instantanément les neuf titres de Not Even Happiness en pérégrinations essentielles dont le confort doucereux invite à de plus légères introspections.

Plus raffiné et abouti que son prédécesseur, le nouvel album de Byrne revoit son finger-picking délectable faire des petits miracles de folk que seuls viennent troubler quelques discrets arrangements. Une demi-heure qui ne cesse de raccourcir à chaque écoute, nous propulsant toujours un peu plus vite à travers les paysages soigneux que la jeune New-Yorkaise se plait à dépeindre, elle qui a visiblement mangé autant d’asphalte que toute la Beat Generation. De nombreux voyages que Julie Byrne répercute en nous, paysages se faisant émotions. Séance diapo ce jeudi à la Gravière.

Jeudi 09 novembre – La Gravière, Genève
Julie Byrne (us)
10.-/15.-
Web

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(Presque) ex nihilo, un nouvel orfèvre du son débarque

2 Novembre 2017
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Présageant son electronica gracile, Organ Mug s’en est venu sur la pointe des pieds par des sentiers oniriques depuis sa retraite lunaire Voir la suite

Présageant son electronica gracile, Organ Mug s’en est venu sur la pointe des pieds par des sentiers oniriques depuis sa retraite lunaire à Tenerife où s’est construit Spinneret, un premier album des plus convainquant. Et si l’homme est crédité sur plusieurs albums de l’écurie Hummus, il n’en reste pas moins méconnu des gourmets du son et autres aficionados de joaillerie phonique. Voilà qui devrait rapidement changer.

Prévu pour le 1er décembre sur DKLK records (KnoR, Verveine), la première salve du Lausannois nous a demandé bien peu d’écoutes avant qu’apparaisse l’évidence: les deux années de travail derrière Spinneret et le silence imposé jusqu’à sa sortie étaient nécessaires au laborantin pour mettre au point sa petite formule: un travail du son minutieux où jamais n’est délaissé l’instinct mélodique. Le soin du détail harmonisé. La vertigineuse passion des équilibres, entre contemplation et conquête.

Avant son vernissage au Bourg le 29 novembre, on s’offre en exclusivité ‘Womb’ et son clip; porte d’entrée – légèrement biaisée – de l’atelier d’Organ Mug. Promis, affaire à suivre.

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Architecte ou alpiniste, Lawrence English n’a su faire son choix

2 Novembre 2017
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Après avoir accueilli ce qui était pour nous une des révélations de l’année en matière d’ambient dans le cadre de l’Impetus Festival Voir la suite

Après avoir accueilli ce qui était pour nous une des révélations de l’année en matière d’ambient dans le cadre de l’Impetus Festival en la personne de Matt Jencik, le Bourg va piocher cette fois dans les figures pérennes du genre en invitant l’Australien Lawrence English. Patron de deux écuries de poids (Someone Good, Room40), l’Australien s’est aussi largement imposé à travers ses propres productions au fil des vingt dernières années.

Plus récemment, c’est à une face plus claustrophobe et noire du genre que s’attaquait English. Cruel Optimism (2017) voyait ses plages sonores se renfermer sur elles-mêmes, s’intensifier pour nettement prendre des dimensions plus martiales (forcément lorsqu’on s’adjoint les services de Thor Harris et Norman Westberg, deux ex-Swans,…). Mais loin d’être monochrome, l’oeuvre d’English se fait encore une fois détaillée, insondable, insaisissable, à en devenir obsédante. Esthète plus que musicien, architecte minutieux, alpiniste immodéré, English nous confronte à ses productions bien plus qu’il nous y convie. Aujourd’hui plus que jamais. De la médaille vous n’aurez donc que le revers. Mais la claque vaut le détour, surtout si celle-ci ne demande qu’un simple déplacement au Bourg. Ce jeudi.

Jeudi 02 Novembre – Le Bourg, Lausanne
Lawrence English (aus) + Richard Francés (fr) + rm (ch)
13.-/15.-
Web

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